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Yabassi : L’Asfh-Cam redonne de l’espoir aux détenus de la Prison principale

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La descente des avocats et juristes de l’association revigore le pénitencier après de nombreuses années sans attentions d’associations de ce type. 

Regards insistants, gestes au ralenti, les quelques personnes présentes au centre-ville de cette localité semblent se demander qui sont ces hommes et femmes dans les deux pickups qui arpentent l’axe principal ce mercredi 26 juillet 2017 à 11h et quart. Visiblement, ils n’ont pas l’habitude de recevoir des visites, encore moins celle des humanitaires.

Cette arrivée connue des autorités publiques et très attendue des détenus a été salutaire comme l’a fait remarquer le substitut du procureur. D’ailleurs, une fois arrivés à la Prison de cette ville du Nkam, il n’a pas fallu cinq secondes aux juristes pour ressentir la joie débordante dégagée par les détenus suite à leur visite. Ceci se confirme quelques minutes plus tard dans les discours. Celui du régisseur, M. Daniel Azanfack qui ne cache pas son émotion: « Votre présence nous réconforte car nous sommes l’une des prisons de l’arrière-pays très souvent oubliée des œuvres humanitaires ». Des propos embrayés quelques minutes plus tard par le représentant des prisonniers, l’un des doyens d’âge: « Nous vous sommes entièrement reconnaissants d’avoir choisi notre prison, nous souhaitons que tout se passe bien et vous souhaitons également un très bon retour ».

L’Asfh-Cam était attendu, cela ne fait aucun doute, ne serait-ce qu’au regard du dispositif mis en place pour les recevoir. Dans la tribune de fortune construite dans l’unique cour pour la circonstance, on dénombre une cinquantaine de détenus, soit les trois quarts de cette prison de 79 incarcérés. L’une des deux grandes et longues vérandas a servi d’estrade où se sont positionnés les membres de l’association ainsi que la majorité du personnel pénitencier, la tribune d’honneur. Après les discours, place aux articulations. James Ebongue, un récidiviste ayant déjà purgé sa peine de 10 ans et contraignable saisit l’occasion pour dévoiler ses talents d’humoriste sous le regard amusé des membres de la tribune d’honneur. Il met alors en scène, une plaidoirie d’avocat qui au final obtient gain de cause. Subtilement, les humanitaires saisissent le message du détenu. Ils comprennent que leur passage ne doit pas être vain, qu’ils doivent aider ces détenus laissés pour compte afin que ces derniers puissent jouir de leurs Droits. D’ailleurs, ils n’ont pas manqué de le faire savoir : « nous avons besoin d’avocats rigoureux, car nous sommes victimes de condamnations abusives ».

Répondre aux besoins

 

Cette assertion ne pouvait pas mieux tomber. En effet, dans son combat contre la surpopulation carcérale, l’Asfh-Cam entend travailler en amont dans la limitation des condamnations abusives d’une part, d’autres parts dans la libération des détenus illégaux. C’est ainsi, que le Sécretaire général Me Mandeng Antoine rassure l’assistance : « Nous sommes là pour vous et ce n’est que le début ». Ils ont en effet abandonné leurs conforts urbains (Douala et Yaoundé) pour braver la longue et périlleuse route qui mène à Yabassi pour non seulement apporter du réconfort mais aussi des denrées de premières nécessités parmi lesquels les médicaments. Ces derniers très plébiscités de l’établissement ont d’ailleurs suscité une transparence totale du régisseur. Il s’est empressé de dépouiller le carton de médicaments et a rendu public les types et quantités de médicaments reçus. Pour des raisons de sécurité, la consultation juridique n’a pas été faite par les juristes comme dans les trois autres centres pénitenciers (Kribi, Yaoundé et Douala). Toujours est-il que les 75 majeurs et quatre mineurs de cette Prison principale de Yabassi passeront au scanner juridique. Les cas illégaux seront traités par ordre de priorité par les juristes. Les prochains rendez-vous, les établissements pénitenciers de Bafoussam, Limbé et Eseka.

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