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Prison Centrale de Kodengui : L’Asfh-Cam au secours des mineurs

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Les Avocats Sans Frontières Humanitaires du Cameroun souhaitent au cours de cette seconde visite désengorger le quartier des mineurs en ciblant principalement les contraignables.

Prison centrale de Kondengui, ce 17 juin 2017. Il est 11 heures passées, mais le soleil reste bloqué par les épais nuages qui propagent froid et brume sur le seul centre pénitencier de Yaoundé. Les T-shirts blancs, floqués du logo de l’association Avocats sans frontières humanitaires du Cameroun (Afsh-Cam), portés par une dizaine d’avocats et juristes de ladite association sont visiblement inadaptés à cette situation. Mais leur détermination à apporter leur soutien aux détenus de cette prison leur permet de braver le froid.

A l’intérieur de la prison heureusement, c’est la chaleur qui domine. Certainement causée par la surpopulation carcérale. Dans la grande salle du quartier des Mineurs de la Prison centrale de Kondengui, une centaine de jeunes dont le plus vieux a 17 ans attendent impatiemment. Apparemment, les administrateurs du pénitencier ont pris le soin de les avertir de l’arrivée d’associatifs dans l’enceinte de la prison. La salle, plus de 80m2, est multifonctionnelle. Des tableaux, encastrés et disséminés dans les murs, trahissent l’utilisation qui est souvent faite des contre-plaqués posés au fond de la salle. Il ne fait aucun doute, c’est ici que sont dispensés les cours à ces enfants-prisonniers.

Aujourd’hui, en pleine célébration de la Journée internationale de l’enfant africain, ce n’est ce n’est pas un cours qui se prépare, mais une cellule juridique. Celle que l’association Avocats sans frontières humanitaires du Cameroun organise dans les différents centres pénitentiaires qu’elle visite. Et dans son mot introductif, le représentant du régisseur de la prison va s’empresser de leur expliquer ce à quoi ils ont droit. « C’est vraiment votre journée. J’ai avec moi, les avocats et juristes venus pour vous. Profitez pour leur exposer tous vos problèmes sans la discipline bien sûr » : tels sont les propos lancés par le Cedace à l’endroit.

Sans protocole, les détenus mineurs se rapprochent de chaque juriste occupant également la petite salle de classe précédant la grande, pour des consultations. Pour certains, c’est la toute première rencontre avec un avocat, pour d’autres c’est l’occasion d’avoir la suite de la procédure concernant leur dossier. Etant donné que l’avocat commis d’office ne s’est manifesté qu’une fois disent-ils. Dans leurs consultations, les associatifs prennent tout le temps. Ils écoutent, posent des questions, expliquent, tentent de rassurer. Pas moins de 10 mn sont réservées à chacun des mineurs.

 

Au fil des entretiens, les humanitaires découvrent des cas de détentions illégales, favorisant ainsi la surpopulation carcérale. En tout quarante-huit contraignables parmi lesquels Molguy qui n’a pas pu se présenter au Bepc (Brevet d’Etudes du Premier Cycle) cette année. Il est 14h45 quand Me Tchatat Pélérine présidente fondatrice de l’association, lève la clinique juridique. Emile, détenu mineur contraignable ne cache pas son inquiétude. « J’espère que cette visite ne restera pas vaine comme celles d’autres associations », lance-t-il. Un cri d’espoir qui résonne dans des oreilles saines, quand on sait que suite à son passage à la Prison principale de Kribi en mai dernier, trois détenus illégalement incarcérés ont retrouvé leur liberté quelques jours plus tard.

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