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Bafoussam : Asfh-Cam ouvre sa clinique juridique à la Prison

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Après Kribi, Kondengui, New Bell et Yabassi, le tour était venu pour Bafoussam d’accueillir les avocats et juristes de l’association. Un centre pénitentiaire où la surpopulation carcérale est de 50%.

« Bonne arrivée monsieur l’avocat, bonne arrivée madame l’avocat… », chantent en chœur une dizaine de prisonniers membres de l’« Equipe d’animation » (célèbre groupe de danse de l’établissement pénitencier) sur un air de Samali (une des danses traditionnelles originaire de la région de l’Ouest) à l’arrivée des juristes de l’association Avocats Sans Frontières Humanitaires du Cameroun. Le choix de cette danse endiablée, régulièrement exécutée dans cette ville de Bafoussam lors des grandes célébrations ne cache pas l’enthousiasme et la joie de ces prisonniers quant à la venue des humanitaires dans leurs quartiers ce 25 août 2017.

Comme dans les prisons de Kribi, Kondengui, New Bell, et Yabassi, l’Asfh-Cam est venue apporter son soutien aux 1000 détenus de la Prison centrale de Bafoussam. A travers des dons en produits de première nécessité. Mais aussi et surtout à travers sa célèbre clinique juridique qui, en quatre mois d’existence, a déjà permis à plus d’une demi-dizaine de détenus de retrouver la liberté.

C’est que, les 1000 incarcérés de cette prison d’une capacité de 500 étouffent. Et pour cause, ils sont pour la majorité laissés pour compte. Le pénitencier est constitué en grande partie de prévenus, beaucoup ne savent pas quand démarrera le procès, quelle est la suite de la procédure et, ne pouvant s’offrir les services d’un avocat, ils avaient fini de rêver de l’arrivée un jour d’un avocat commis d’office. En outre, des quatre premières prisons, celle de Bafoussam présente une situation carcérale plus alarmante. « Nous dormons à six sur un matelas dont l’épaisseur n’atteint pas celle de ma main. La nuit nous n’avons pas accès aux toilettes, nous faisons tous nos besoins dans un seau au coin de la cellule. La cellule elle-même compte une vingtaine de prisonniers », s’indigne Bouba, détenu. Des constats et plus encore, qui seront faits par les avocats et juristes bénévoles de l’association au cours de la clinique juridique. « Voici l’occasion que vous attendiez saisissez-là. Que personne n’évoque un besoin d’avocat après ce passage des Avocats Sans Frontières Humanitaires du Cameroun, ils sont venus de loin pour vous. », a martelé Nyangang Paul, le Régisseur de l’établissement.

Etude de cas

 

François et Clovis en manque d’informations sur leurs dossiers accumulent presque un an de détention provisoire. La présence de l’Asfh-Cam est « la lueur que nous espérions entrevoir dans les profondeurs des nuits sombres et froides de cette région de l’Ouest », raconte François. Un récit complété par Clovis, qui dit avoir « longtemps rêvé des fois sans dormir, de cette journée, de cette possibilité de discuter de (son Ndlr) affaire avec un avocat sans se soucier des honoraires ». Comme lui, plus de cent autres détenus reçus en clinique sont dans cette situation. Certains d’entre eux ont eu le privilège de bénéficier d’un avocat commis d’office. Malheureusement, ceci était éphémère. « Ne percevant pas leurs honoraires, j’imagine que ces avocats ont choisi de se consacrer aux dossiers juteux », raconte un détenu. Une situation qui expliquerait peut-être la surpopulation carcérale dans cette prison.

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